Encarts sur le Pilat

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Claude Berthier l'apôtre du Pilat

Professeur à St Etienne, Claude Berthier a, pendant toute sa vie, contribuer à faire connaître le Pilat et aimer la région.

Articles de presse, émissions de radio, conférences, etc. Pendant toute sa vie il a su utiliser les moyens médiatiques de l'époque pour partager sa passion des paysages du Pilat et des promenades en nature.

Ses élèves se souviennent sans doute des promenades organisée avec toute la classe, pendant lesquelles on apprenait avant tout à connaître la nature.

Randonneur jusqu'à la fin de sa vie, il connaissait tous les sentiers, tous les points d'eau du Pïlat. Il est l'auteur de guides (malheureusement difficiles à se procurer aujourd'hui) et une table d'orientation lui est dédiée.

Claude Berthier est né le 7 septembre 1872 à Paray-le-Monial et décédé le 23 juillet 1956 au Bessat.


Fête de la pomme à Pélussin - Pélussin


Tous les 11 novembre, la fête de la pomme prend possession des rues de Pélussin. Les visiteurs peuvent déguster et acheter les fameuses Golden de l'appellation "Pommes du Pilat".

Différents concours plus ou moins loufoques apportent un coté festif à la manifestation : concours de la plus grosse pomme, de la plus grande tarte, du meilleur dessert, etc.

La poêle qui a servi pour le concours de la plus grosse tarte est exposée à Bessey, devant la coopérative agricole.


Joseph Gerin Le bandit du Pilat

Joseph Gerin, né vers 1890, est resté célèbre dans notre région sous le nom de "Bandit du Pilat". Tout a commencé le jour où les voisins, alertés par les cris des animaux, sont venus voir ce qui se passait chez lui : tout paraissait normal dans la maison mais Gerin n'était pas là. Dans l'étable, les vaches n'avaient rien mangé depuis plusieurs jours. Gerin avait disparu... avec son fusil.

De petits vols ont commencé à se produire dans la région, surtout de la nourriture, et surtout dans les lieux que Gerin connaissaient déjà : de ?ufs, une volaille, des légumes arrachés au jardin. Il n'en fallait pas plus pour la peur s'installe. On voyait ou on imaginait voir Gerin à la tombée de la nuit, se glisser dans l'ombre des haies ou se faufiler à travers bois.

Tout à coup les vols cessaient ici pour reprendre dans un autre village, à quelques kilomètres, répandant la peur un peu plus loin.

Dans cette ambiance de peur et de superstition, un incendie se déclare à la Sagne, près de Pélussin. L'occupant de la maison, un dénommé Blaise est retrouvé carbonisé. On apprend bien vite qu'il a été assassiné et qu'on lui a volé ses économies. Tout le monde suspecte Gerin bien sûr mais il n'y a pas de témoin. Les gendarmes font leur enquête. Eux aussi ont sans doute les mêmes soupçons mais Gerin est introuvable.

Et puis, en 1925 (ou peut-être 1924), ce fut le tour des Fargier : leur maison, qui se trouvait au dessus de Chavanay, a brûlé et le père Fargier est mort dans l'incendie. Mais la mère Fargier a tout vu : le bandit s'est fait ouvrir la porte et a tué son mari de sang froid. Il l'a ensuite menacée pour qu'elle lui donne de l'argent. Comme elle refusait, il l'a attachée et enfermé dans une des pièces de la maison pour fouiller tranquillement. En partant, Gerin a mis le feu.

Mais la mère Fargier, bien que âgée, ne manquait pas d'énergie : se souvenant d'un endroit où une brique tenait mal dans le galandage, et toute attachée qu'elle était, elle a réussi, à coup de pieds à faire un trou dans la cloison pour s'échapper.

Gerin a finalement été pris et condamné aux travaux forcés à perpétuité. Il en a peu "profité" : il est mort en 1926, peu après son jugement, sur le bateau qui l'emmenait à Cayenne.


L'hôtel brûlé du Pilat

Parmi les histoires connues du Pilat, se raconte celle de l'hôtel brûlé dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques cartes postales anciennes. Construit en 1896 sous le crêt de l'Oeillon, à 1250 m d'altitude, précisément à la Chaux-d'Egallet, ce bâtiment luxueux était destiné à être un sanatorium.

Les cures d'air pur étaient en effet très en vogue à ce moment (autour de 1900). L'hôtel du Pilat, de son vrai nom, fut même comparé à l'hôtel Righi, un splendide établissement suisse qui faisait référence dans ce domaine.

Mais les goûts du public changent et l'établissement fût bientôt reconverti en simple hôtel pour finalement cesser son activité en 1931, la guerre ayant ramené les préocupations touristiques au second plan.

Peu après, dans cette même année 1931 l'hôtel brûlait et la lueur du brasier fut aperçue de Pélussin. Il n'en reste aujourd'hui plus rien de l'hôtel Righi du Pilat.


La Galoche - Pélussin


On dénommait ainsi le petit train qui reliait Saint-Etienne, Pélussin et Maclas.

Ouverte en 1905, la voie fut exploitée jusqu'en 1931. De Saint-Etienne, la voie traversait le Pilat au col de Pavezin, désservait Chuyer, Pélussin et rejoignait Maclas (à partir de 1917) en empruntant les deux viaducs. Ces derniers sont toujours là et même en bon état, mais maintenant réservés aux piétons.

En partant de Saint-Etienne, le train désservait La Talaudière, Sorbiers, Saint-Chamond, La Bachasse (La Grand-Croix), Saint Paul-en-Jarez, Les Fabriques, La Terrasse sur Dorlay. Il traversait ensuite le Pilat au col de Pavezin, passait à Chuyer, Pélussin et rejoignait finalement Maclas en empruntant les
deux viaducs (ces derniers sont toujours là et même en bon état, mais maintenant réservés aux piétons).

Encore appelé "Tacot", ce petit train a laissé d'émouvants souvenirs dans la mémoire des anciens. Voici un extrait du livre "Le Crêt de Fonbelle" de Michel Jeury dont les parents ont passé toute leur jeunesse dans les environs de Pélussin : "La neige le bloquait souvent notre pauvre tacot. Alors les paysans venaient lui ouvrir le passage avec des pelles. Ils emportaient une bouteille d'eau-de-vie pour réchauffer les cheminots et les voyageurs. Les employés étaient quatre : le chauffeur, le mécanicien, le convoyeur et le postier. Quand ils avaient tous tété la bouteille, il ne restait pas beaucoup d'eau-de-vie pour les voyageurs qui en auraient voulu."

Et encore cet autre souvenir, toujours extrait du même livre. Est-ce que cela pourrait se passer aujourd'hui avec le TGV ? "En allant à Saint-Etienne, on s'arrêtait à la Bachasse et tout le monde allait boire un coup au restaurant Eymard. On avait soin d'inviter les mécaniciens pour être sûr de ne pas manquer le départ !"

La photo ci-contre est une carte postale de 1916 portant la légende : "Pélussin (Loire) - Viaduc en construction pour la prolongation sur Maclas du chemin de fer (Cie des chemins de Fer du Centre).


La Jasserie du Pilat - Le Bessat


La Jasserie du Pilat aurait été construite par les moines Chartreux de Sainte-Croix-en-Jarez pour engranger le foin des hauts plateaux. Elle s'appelait alors "La Grange du Pilat". Par la suite, un bâtiment d'hospitalisation fût construit, attenant à la grange, ainsi qu'un petit clocher dont on sonnait la cloche pour guider les voyageurs par temps de brume.

La Jasserie est citée dans pratiquement tous les livres qui parlent du Pilat. Son ancienneté et sa position géographique font qu'elle a été le refuge, au moins pour une nuit, de grands personnages comme Monsieur de la Tourette ou Jean Jacques Rousseau. Ce dernier n'en conserve d'ailleurs pas un très bon souvenir si l'on en croit les écrits où il évoque son passage dans le Pilat.

Aujourd'hui, la Jasserie est une auberge-restaurant qui, fidèle à sa vocation passée, accueille les randonneurs du Pilat. Sa position en fait un but d'excursion où se retrouvent beaucoup de promeneurs. Les courageux pourront y assister au lever de soleil sur les Alpes, un spectacle magnifique.

L'hiver, les pistes de ski croisent dans le coin. De la Jasserie, on rejoint rapidement le saut du Gier ou le Bessat.


La légende de Notre Dame Soubs-Terre

Dans l'église de Pélussin en bas, on peut voir une statue représentant la vierge et l'enfant. Une toute petite statue d'à peine 50 centimètres de haut, qu'il serait facile de soulever s'il était besoin de la déplacer.

On disait qu'elle avait été trouvée à cet endroit et qu'on avait construit l'église autour d'elle.

A une époque, certains ont voulu la déplacer pour la mettre dans l'autre église de Pélussin, l'église de la place des Croix. Il n'y a pas beaucoup de distance entre les deux églises : deux hommes sont partis à pied pour ramener la statue.

L'un des deux l'a prise sur son socle et l'a sortie de l'église mais à peine la porte franchie, il s'est dit que la statue n'était finalement pas si légère et s'est fait aider de son compagnon. Encore quelques mètres et les deux homme se voyaient mal la monter jusqu'aux Croix.

Par chance, un charretier qui passait par là, accepta sans problème de la prendre dans sa voiture, tirée par un cheval. Celui-ci fit quelques pas mais éprouva bien vite des difficultés pour grimper la côte.

On fit encore une tentative avec deux boeufs pendant que les curieux commençaient à s'amasser tout autour. Chacun donnait sa petite idée : celui-là encourageait les bêtes, cet autre faisait claquer le fouet mais rien à faire : la voiture n'avançait plus.

Il fallu bien se rendre à l'évidence : on n'arriverait pas à monter la statue aux Croix. Quelqu'un a dit "Il faut la remettre à sa place". Il l'a prise sous son bras et, sans effort, l'a reposée sur son socle.

Elle y est toujours.


La passementerie dans le Pilat - Jonzieux

On appelle passementerie la fabrication de pièces textiles de faible largeur, la plupart du temps en soie : des rubans utilisés dans l'ameublement et dans l'habillement mais aussi des écussons, des étiquettes tissées, des galons, etc. Ces pièces ayant surtout une fonction décorative, ce sont souvent de petites oeuvres d'art rivalisant de finesse et de soin.

La passementerie a été une industrie florissante dans le Pilat au XIXe siècle particulièrement dans les villages de Jonzieux et Saint-Genest-Malifaux. Ce fut d'abord une activité essentiellement artisanale : les passementiers installaient leur atelier souvent dans leur maison, au premier étage. On voit encore de ces habitations avec de hautes fenêtres à l'étage. Le travail se faisait en famille : mari, femme et enfants participaient chacun suivant ses forces et ses capacités à la production familiale.

Le métier Jacquard a surtout été utilisé par les passementiers du Pilat car il permet la réalisation de motifs complexes et donc de pièces de plus grande valeur. La machinerie est le plus souvent alimentée par la force hydraulique : les ateliers sont installés le long d'une rivière ; la force de l'eau entraîne une roue à augets qui elle même fait tourner toutes les machines de l'atelier par l'intermédiaire de grandes courroies.

Progressivement la passementerie s'industrialise : les ateliers grossissent, deviennent des usines qui emploient du personnel ; l'énergie de l'eau est remplacée par l'électricité ; de nouvelles fabrications, non destinées à l'industrie textile, voient le jour (câblerie électrique, cordes, etc.).

Pourtant aujourd'hui la passementerie a pratiquement disparue du Pilat ; une des dernières usines, celle de la Terrasse-sur-Dorlay, a cessé son activité en 1994. Deux musées retracent l'histoire de cette industrie et permettent encore d'admirer ces oeuvres d'art que sont les pièces de passementerie : la maison de la Passementerie, à Jonzieux et la maison des Tresses et Lacet, à la Terrasse-sur-Dorlay, dans les locaux de l'ancienne usine. Dans ces deux lieux, on remettra en marche, pour les visiteurs, d'immenses métiers Jacquard authentiques.


La prière de l'arbre

Ce petit poème se retrouve dans plusieurs livres plus ou moins anciens, par exemple le guide "Au coeur de notre Pïlat" (1968) par Claude Berthier.

Passant, si l'envie te prend de lever la main sur moi, écoute un instant avant de me blesser :


Je suis la chaleur de ton foyer aux froides journées d'hiver.

Je suis l'agréable ombrage qui, par les chaudes journées d'été, te protège contre le soleil brulant.

Je suis la poutre qui soutien ton toit.

Je suis ta table.

Je suis le lit dans lequel tu reposes, les planches dont ton navire est fait.

Je suis le manche de ta bêche, la porte de ta maison, le bois du berceau dans lequel repose ton enfant.

Je suis les planches de ton cercueil.

Je suis la bonté et la beauté.

Passant, écoute ma prière : ne me fais pas de mal.


La terrible plante carnivore Drosera


Terrible... terrible... c'est vite dit. En fait elle ne mesure que quelques centimètres. Et si elle est effectivement carnivore, seuls les moucherons ont quelques raisons de la craindre.

Elle pousse dans le Pilat, à proximité des tourbières : Gimel, Panère, Praveilles.


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