Les amants du Pilat

Dans un hameau isolé de la commune de Maclas, les époux Jean-Claude Martin, cultivateurs, vivaient en mauvaise intelligence, à tel point que l'épouse Isabelle avait délaissé son mari pour son beau-frère Antoine. Tous deux n'avaient qu'un désir : le supprimer pour vivre heureux.

L'occasion s'en présenta le soir de la foire de Pélussin. Jean-Claude Martin, qui, à son habitude, était rentré ivre, s'était endormi sur son lit... Les deux complices eurent alors l'idée diabolique de le "saigner comme un cochon !" Antoine mania le couteau et Isabelle recueillit le sang dans le seau destiné à cet usage.

Les chirats du Pilat


Le mot « chirat » ne s'utilise que dans le Pilat. Ce sont des pierriers qui s'étalent sur la pente. Ces éboulis de pierres peuvent parfois couvrir des distances importantes.

La formation des chirats du Pilat a longtemps été l'objet de discussions et de désaccords. Aujourd'hui, l'explication communément admise est la suivante : au quaternaire (il y a 100 000 ans à quelques années près) le gel a provoqué l'éclatement de roches en gros blocs. Ceux-ci ont dévalé les pentes et se sont étalés sur de grandes distances à cause de la forte déclivité des terrains. La composition des roches du Pilat, comportant beaucoup de quartz, fait que les blocs conservent encore aujourd'hui des formes angulaires subissant peu l'érosion.

La végétation parvient mal à se fixer sur les pierres instables des chirats : ceux-ci apparaissent comme de larges coupures dans le paysage. Le randonneur peut s'y aventurer prudemment à condition d'avoir de bonnes chaussures mais la marche y est si désagréable qu'il vaut finalement mieux les contourner.
 

Voici quelques chirats parmi les plus connus :
  • Le chirat du crêt de l'oeillon.
  • Le chirat du saut du Gier.
  • Le chirat de Cherblanc (entre Le Bessat et Thélis la Combe).

Un chirat (août 2008)

Crédit photo : Kjeld42
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