Les amants du Pilat

Dans un hameau isolé de la commune de Maclas, les époux Jean-Claude Martin, cultivateurs, vivaient en mauvaise intelligence, à tel point que l'épouse Isabelle avait délaissé son mari pour son beau-frère Antoine. Tous deux n'avaient qu'un désir : le supprimer pour vivre heureux.

L'occasion s'en présenta le soir de la foire de Pélussin. Jean-Claude Martin, qui, à son habitude, était rentré ivre, s'était endormi sur son lit... Les deux complices eurent alors l'idée diabolique de le "saigner comme un cochon !" Antoine mania le couteau et Isabelle recueillit le sang dans le seau destiné à cet usage.

La prière de l'arbre

Ce petit poème anonyme se retrouve dans plusieurs livres plus ou moins anciens, par exemple le guide "Au coeur de notre Pïlat" (1968) par Claude Berthier.

Passant, si l'envie te prend de lever la main sur moi, écoute un instant avant de me blesser :

Je suis la chaleur de ton foyer aux froides journées d'hiver.
Je suis l'agréable ombrage qui, par les chaudes journées d'été, te protège contre le soleil brûlant.
Je suis la poutre qui soutien ton toit.
Je suis ta table.
Je suis le lit dans lequel tu reposes, les planches dont ton navire est fait.
Je suis le manche de ta bêche, la porte de ta maison, le bois du berceau dans lequel repose ton enfant.
Je suis les planches de ton cercueil.
Je suis la bonté et la beauté.
Passant, écoute ma prière : ne me fais pas de mal.