La Jasserie du Pilat


La Jasserie est un but d'excursion qui attire beaucoup de promeneurs. Les courageux pourront y assister au lever de soleil sur les Alpes, un spectacle magnifique. L'hiver, les pistes de ski croisent dans le coin. De la Jasserie, on rejoint rapidement le saut du Gier.

Géographie du Pilat


Le Pilat est un massif de moyenne montagne (150 à 1400 mètres), culminant au Crêt de la Perdrix, à 1432 mètres. Les paysages sont essentiellement agricoles (vergers), de pâturages ou forestiers.
Encerclé par trois fleuves : le Rhône à l'est, le Gier à l'ouest et l'Ondaine au sud, le Pilat est sillonné de nombreux ruisseaux ou rivières. Leur caractère capricieux au moment des crues a nécessité la construction de plusieurs barrages afin de réguler le débit de ces cours d'eau.

La végétation.


La végétation est elle même très diversifiée en fonction du versant et de l'altitude. Le versant côté Rhône, le plus chaud, abrite une végétation composée de feuillus (chênes verts, micocouliers... ) côtoyant les vergers et la vigne en se rapprochant du Rhône. Un peu plus haut, jusqu'à 800 mètre environ, les collines sont couvertes de pâturages et de forêts de chênes, de châtaigniers et de pins sylvestres. Au-delà commencent les paysages plus montagnards boisés de résineux (sapins épicéas...) alternant avec des landes à genêts. Enfin, sur les sommets (1400 mètres), le paysage devient plus minéral, avec des végétaux plus petits (myrtilles...).

Les cinq paysages du Pilat.


Le massif du Pilat est composé de cinq paysages bien différents : le versant rhodanien qui, à l'est, offre un paysage de collines creusées de vallons ; la vallée de la Déôme au sud, le Haut Pilat à l'ouest ; les crêts au centre, et le versant ouest, du côté du Gier.

  • Le côté Rhône qui, à l'est, offre un paysage de collines creusées de vallons. Cette partie du Pilat (150 à 500 mètres d'altitude) est la partie la plus chaude et la plus ensoleillée du massif. Ses coteaux, orientés vers le Rhône, sont couverts de vignes et de vergers.

    Au bord du fleuve, beaucoup de villages de mariniers proposent encore des joutes nautiques, qui attirent chaque année de nombreux amateurs.

    Cette région a vu naître ou séjourner des personnalités comme Frédéric Mistral, Pascal, Mme de Sévigné, Jules Janin ou Bernard Clavel.

    Avec l'élevage des chèvres, l'économie est ici surtout dominée par l'arboriculture : pommes, mais aussi cerises et pêches, poires, abricots et framboises. Depuis plus de vingt ans, Pélussin célèbre d'ailleurs la Journée de la Pomme (11 novembre).

  • La vallée de la Déôme entre la zone des crêts et les plateaux de l'Ardèche. Ce versant méridional du Pilat est une région contrastée, entre les deux bassins de la vallée de la Déôme (Saint-Sauveur-en-Rue et Bourg-Argental) et la zone des Crêts, le massif du Pyfara et le piémont rhodanien.
    br/>On y trouve surtout des pâturages, nécessaires pour l'élevage des chèvres et des forêts.

    L'accueil touristique très développé s'appuie sur de nombreux gîtes, campings ou hébergements à la ferme.

  • Le Haut Pilat, à l'ouest, domine Saint-Etienne avec des altitudes variant autour de 1000 mètres. Les paysages vont du très accidenté à la plaine de pâturages. Très accidentés vers saint-Etienne avec le Gouffre d'Enfer et la barrage du même nom. Du côté de Saint-Genest-Malifaux, les paysages deviennent moins tourmentés, et sont plutôt composés de pâturages car la production laitière (pâturages) y est importante.

    À Jonzieux, et à la Valla-en-Gier les anciennes usines rappellent l'activité industrielle très florissante à une époque, en particulier dans le secteur de la passementerie.

  • Les crêts, au centre du massif. Autour du Crêt de la Perdrix (1432 mètres) et du crêt de l'Oeillon, la zone des Crêts, royaume des pelouses d'altitude, offre un relief très accidenté, d'altitude toujours supérieure à 1000 mètres. On y rencontre également les chirats : des amas de pierres granitiques, sur lesquels la végétation ne peut pas s'établir, et qui forment des taches de couleur différente.

    Certains jours, on peut apercevoir depuis le Col de l'?illon l'ensemble de la chaîne des Alpes, du Mont Blanc au Mont Ventoux (ce qui est signe de pluie), et côté Crêt de la Perdrix s'offrent à la vue les monts du Lyonnais et les cimes de l'Auvergne et des Cévennes.

  • Le côté du Gier, profondément entaillé par de nombreux cours d'eau, ce versant surplombeles vallées industrielles du Gier. Cette région, malgré une économie agricole semblable à celle du plateau de Saint-Genest, présente des paysages très différents. Les vallées sont très encaissées et les barrages y sont nombreux. Elles sont ponctuées de fermes de schiste isolées, accrochées aux pentes de ces reliefs accidentés.