Les amants du Pilat

Dans un hameau isolé de la commune de Maclas, les époux Jean-Claude Martin, cultivateurs, vivaient en mauvaise intelligence, à tel point que l'épouse Isabelle avait délaissé son mari pour son beau-frère Antoine. Tous deux n'avaient qu'un désir : le supprimer pour vivre heureux.

L'occasion s'en présenta le soir de la foire de Pélussin. Jean-Claude Martin, qui, à son habitude, était rentré ivre, s'était endormi sur son lit... Les deux complices eurent alors l'idée diabolique de le "saigner comme un cochon !" Antoine mania le couteau et Isabelle recueillit le sang dans le seau destiné à cet usage.

La Galoche - Pélussin


On dénommait ainsi le petit train qui reliait Saint-Etienne, Pélussin et Maclas.

Ouverte en 1905, la voie fut exploitée jusqu'en 1931. De Saint-Etienne, la voie traversait le Pilat au col de Pavezin, desservait Chuyer, Pélussin et rejoignait Maclas (à partir de 1917) en empruntant les deux viaducs. Ces derniers sont toujours là et même en bon état, mais maintenant réservés aux piétons.

En partant de Saint-Etienne, le train desservait La Talaudière, Sorbiers, Saint-Chamond, La Bachasse (La Grand-Croix), Saint Paul-en-Jarez, Les Fabriques, La Terrasse sur Dorlay. Il traversait ensuite le Pilat au col de Pavezin, passait à Chuyer, Pélussin et rejoignait finalement Maclas en empruntant les
deux viaducs (ces derniers sont toujours là et même en bon état, mais maintenant réservés aux piétons).

Encore appelé "Tacot", ce petit train a laissé d'émouvants souvenirs dans la mémoire des anciens. Voici un extrait du livre "Le Crêt de Fonbelle" de Michel Jeury dont les parents ont passé toute leur jeunesse dans les environs de Pélussin : "La neige le bloquait souvent notre pauvre tacot. Alors les paysans venaient lui ouvrir le passage avec des pelles. Ils emportaient une bouteille d'eau-de-vie pour réchauffer les cheminots et les voyageurs. Les employés étaient quatre : le chauffeur, le mécanicien, le convoyeur et le postier. Quand ils avaient tous tété la bouteille, il ne restait pas beaucoup d'eau-de-vie pour les voyageurs qui en auraient voulu."

Et encore cet autre souvenir, toujours extrait du même livre. Est-ce que cela pourrait se passer aujourd'hui avec le TGV ? "En allant à Saint-Etienne, on s'arrêtait à la Bachasse et tout le monde allait boire un coup au restaurant Eymard. On avait soin d'inviter les mécaniciens pour être sûr de ne pas manquer le départ !"

Il y eu quelques accidents bien sûr. Le plus grave étant celui de 1909 (collision avec un tramway), puis une série noire en 1912 (trois accidents), et enfin en 1917, le train s'emballe dans une descente.

Nous avons retrouvé quelques blogs ou sites internet qui parlent de la Galoche :