Les amants du Pilat

Dans un hameau isolé de la commune de Maclas, les époux Jean-Claude Martin, cultivateurs, vivaient en mauvaise intelligence, à tel point que l'épouse Isabelle avait délaissé son mari pour son beau-frère Antoine. Tous deux n'avaient qu'un désir : le supprimer pour vivre heureux.

L'occasion s'en présenta le soir de la foire de Pélussin. Jean-Claude Martin, qui, à son habitude, était rentré ivre, s'était endormi sur son lit... Les deux complices eurent alors l'idée diabolique de le "saigner comme un cochon !" Antoine mania le couteau et Isabelle recueillit le sang dans le seau destiné à cet usage.

Le saut de Lorette


Cette cascade est située le long de la D503, à droite en remontant de St Pierre-de-Boeuf vers Maclas, Un petit ruisseau, l'Eparvier se jette dans un autre, à peine plus important, le Batalon.

Ça c'est pour la réalité ; passons maintenant à la légende. On raconte qu'une jeune bergère, dénommée Lorette, refusait les avances du seigneur du coin. Un jour, poursuivie par ledit seigneur, elle a préféré se jeter du haut de la cascade pour lui échapper. Le seigneur, sur son cheval, aurait plongé aussi au bas du ravin.

Ils sont tous morts, y compris le cheval qui n'avait rien demandé. C'est une histoire qui finit mal.

Le saut de Lorette

Sur un petit ruisseau nommé l'Éparvier.


Ceux qui s'intéressent aux légendes du Pilat pourront trouver l'histoire de Lorette dans une version plus détaillée dans le livre de Jean Combe "Le mont Pilat - Contes et légendes" paru aux éditions Dumas (Saint-Etienne) en 1958. Le livre n'est plus commercialisé mais se trouve assez fréquemment chez les bouquinistes.

Illustration de Louis Plaine

Illustration tirée du livre « Le Mont Pilat - Contes et légendes ».
Lorette, la bergère du Mont Pilat, se jeta dans le vide.